Après l'ablation d'un lobe pulmonaire

Je vis avec un lobe pulmonaire en moins


Après ablation d’un lobe du poumon, il est possible de retrouver une qualité de vie équivalente sur le plan respiratoire à celle d’avant l’opération. Le plus souvent, une reprise de l’activité professionnelle est possible ; les efforts courants le sont aussi.

Que se passe-t-il dans le reste des poumons après une lobectomie ?

L’ablation d’un lobe pulmonaire (lobectomie ) n’enlève que 15 à 20 % des capacités respiratoires totales. En effet, les poumons contiennent plus de 300 millions d’alvéoles qui sont des petits sacs situés à l’extrémité de l’arbre pulmonaire. Dans la vie courante, ces alvéoles ne sont pas toutes fonctionnelles, mais, après une opération comme une lobectomie et quand une activité physique régulière est reprise, ces alvéoles non fonctionnelles vont se déployer pour compenser le déficit respiratoire ou faire face à une demande plus importante de capacité respiratoire du fait de l’activité physique.

Comment récupérer au mieux après une ablation d’un lobe pulmonaire ?

Après une lobectomie, le reste des poumons va donc se redéployer. Ce mécanisme de compensation se met en place progressivement et il faut souvent plusieurs mois pour récupérer au mieux sa capacité respiratoire. Des exercices respiratoires réguliers par kinésithérapie participent pour 50 % à la récupération des capacités pulmonaires. Le reste est assuré par des exercices physiques réguliers. Mais, c’est l’arrêt complet du tabac et un environnement peu pollué par des irritants atmosphériques qui sont fondamentaux pour récupérer au mieux. Enfin, cette récupération va aussi dépendre de la qualité des poumons avant l’opération.

Les conseils après une lobectomie

  • Il est normal de ressentir des douleurs dans les semaines qui suivent l’opération car les nerfs intercostaux (c’est-à-dire situés entre les côtes) ont été traumatisés lors de l’intervention et l’écartement des côtes. Il peut s’agir de sensation de brûlures, de décharges électriques... qui sont soulagées par des médicaments antidouleur (antalgiques). Elles vont s’atténuer d’elles-mêmes peu à peu et il faut quatre mois pour les oublier, le temps que les nerfs repoussent. Il est important de contrôler cette douleur par des médicaments antalgiques pour avoir, dès que possible, une activité physique régulière et adaptée aux capacités respiratoires.
  • La sensation de fatigue est normale après une telle opération, mais elle s’estompe, elle aussi, au bout de quelques semaines.
  • Une alimentation variée et équilibrée est aussi utile pour cette phase de récupération avec une alimentation riche en protéines pour favoriser la cicatrisation. L’alcool est déconseillé pendant la prise de médicaments antidouleur contenant de la codéine ou de la morphine. Sa consommation doit rester modérée ensuite du fait de son impact négatif sur le système immunitaire et le tube digestif.
  • Il est possible de faire des promenades à l’extérieur (20 minutes à une heure tous les jours), de monter et descendre doucement les escaliers, d’entretenir sa maison, d’avoir une activité sexuelle, mais il faut éviter dans les premières semaines de faire des mouvements brusques, de soulever ou de pousser des charges lourdes pour favoriser la cicatrisation de la paroi thoracique.
  • Enfin, il est préférable de ne pas prendre du poids, voire même d’en perdre, car une surcharge pondérale a un impact négatif sur la capacité respiratoire globale.

* Nombre indicatif de naissances dans les 23 maternités du Groupe Ramsay Générale de Santé depuis le 01/01/17.