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Opération de la prostate par robot

Je vais être opérer de la prostate à l'aide d'un robot

Très précis et limitant au maximum l’inconfort et la durée des suites opératoires, la chirurgie de la prostate assistée par un robot est réalisée dans le cadre d’un cancer localisé de la prostate. Aux États-Unis, le traitement du cancer de la prostate utilise la chirurgie robot assistée dans plus de 80 % des cas (contre 20 % seulement en France).

Opération de la prostate par robot

Dans quel cas peut-on opérer la prostate avec un robot ?

L’opération de la prostate assistée d’un robot (chirurgie laparoscopique robotisée ou chirurgie robot assistée) est pratiquée pour traiter le cancer localisé de la prostate (cancer n’ayant pas dépassé les limites de la glande) par ablation complète de la prostate (prostatectomie radicale). En effet, le fait de retirer l’intégralité de la prostate permet, dans plus de 90 % des cas, de guérir le patient de ce cancer.

Quelles sont les différentes techniques de prostatectomie ?

Plusieurs méthodes peuvent être utilisées :

– la chirurgie traditionnelle avec une incision sous le nombril de 10 à 15 centimètres ;

– la chirurgie laparoscopique conventionnelle (ou cœlioscopique) par de petits trous pratiqués dans le ventre ;

– la chirurgie laparoscopique robotisée.

Qu’est-ce que la chirurgie laparoscopique robotisée ?

Concrètement, durant l’intervention, le chirurgien urologue travaille à partir d’une console placée dans la salle d’opération, à côté du patient. Il commande ainsi les instruments qui sont fixés sur des bras opérateurs du robot placés au-dessus du patient (quatre bras opérateurs supportent les instruments et l’optique).

Quels sont les avantages de l’opération avec robot ?

• Contrairement à la chirurgie cœlioscopique classique qui permet une vision en deux dimensions (2D), la chirurgie laparoscopique robotisée permet une vision en 3 dimensions (3D) et en haute définition (HD). Elle permet donc une vision plus fine et plus précise de la zone d’intervention et des gestes plus faciles.

• Les mouvements reproduits par le robot sont plus précis que ceux effectués par laparoscopie conventionnelle et sans tremblement. En effet, le chirurgien opérateur est assis à sa console, à quelques mètres du patient, et manipule les instruments, dont la caméra, par l’intermédiaire des bras du robot : la transmission mécanisée des gestes supprime les tremblements, les gestes opératoires sont donc plus précis.

Moins d’effets secondaires

• Le principal objectif de l’ablation chirurgicale de la prostate est l’élimination du cancer.

• Le deuxième objectif est de préserver la continence urinaire (ne pas provoquer d’incontinence urinaire). La chirurgie robotique accélère la vitesse de récupération de la continence.

• On peut aussi espérer un apport de la chirurgie robotisée dans la protection de la fonction érectile. En effet, la préservation des nerfs qui longent la prostate et qui sont nécessaires à l’érection peut être un objectif important pour le patient. Or, ces nerfs sont souvent endommagés lors de l’ablation de la prostate par chirurgie ouverte traditionnelle ou laparoscopique conventionnelle.

Avec le robot, dans la mesure où l’intervention permet une vision agrandie, en 3D et en HD, de la zone à opérer, les gestes du chirurgien sont plus précis et plus libres. Ainsi, il paraît légitime de penser que cette technique donne au malade un maximum de chance de récupérer ses érections après l’opération.

Quelles sont les suites opératoires liées à la chirurgie assistée par robot ?

Une sonde urinaire est mise en place pour 7 à 8 jours ; elle sera retirée en externe, c’est-à-dire lors d’une consultation car le patient quitte l’hôpital, en général, vers le troisième jour.

La chirurgie robotique permet de diminuer les douleurs postopératoires, le risque infectieux, le risque de saignement et de transfusion, de favoriser une convalescence plus rapide et un retour aux fonctions physiologiques (urinaires et sexuelles).

Le patient sera revu en consultation, au bout de six semaines, avec un dosage du PSA.

Si la récupération de la continence n’est pas parfaite, des séances de rééducation seront conseillées.

La prise en charge des troubles éventuels de l’érection doit se faire une fois la continence récupérée.

La chirurgie robotique reste, toutefois, une intervention chirurgicale. Elle comporte, comme toute intervention, des risques particuliers qui dépendent des caractéristiques propres de chaque personne et de chaque tumeur traitée.

* Nombre indicatif de naissances dans les 23 maternités du Groupe Ramsay Générale de Santé depuis le 01/01/17.