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Apnées du sommeil

Apnées du sommeil et analyse de la respiration


Un enregistrement du sommeil peut être pratiqué pour rechercher des pauses respiratoires pendant le sommeil, c’est-à-dire un syndrome d’apnées du sommeil. Une affection qui atteint environ 5 % des adultes.

Apnées du sommeil

Apnée du sommeil : pourquoi un enregistrement du sommeil vous est-il proposé ?

Les apnées du sommeil se caractérisent par la multiplication de pauses respiratoires de plus de 10 secondes pendant que l’on dort. Ces pauses, qui perturbent le sommeil en le fragmentant, sont souvent dues à un relâchement des muscles de l’arrière-gorge. Ce qui empêche l’air de passer dans les voies aériennes.
Si vous ronflez, si vous êtes en surpoids, si vous somnolez dans la journée, si vous avez une hypertension artérielle : votre risque d’apnées du sommeil est accru, en particulier après 45 ans. Votre sommeil pourra alors être enregistré.

Comment se déroule l’enregistrement du sommeil ?

Deux techniques existent :

  • L’enregistrement polygraphique, à domicile, des mouvements respiratoires thoraciques et abdominaux, ainsi que l’enregistrement des entrées et sorties d’air par les narines, durant 6 heures la nuit ;
  • La polysomnographie. Cet examen, plus complet, enregistre l’activité respiratoire, cérébrale, les mouvements oculaires… durant le sommeil. Il requiert une hospitalisation d’une nuit.

Que va-t-il se passer si on me trouve des apnées du sommeil ?

On vous proposera un traitement. Non traitées, les apnées du sommeil exposent, en effet, à la survenue de maladies cardio-vasculaires et peuvent, en plus de dégrader votre qualité de vie, engendrer des accidents, liés à la diminution de vigilance dans la journée (par exemple accident de voiture par endormissement au volant).

Comment traite-t-on les apnées du sommeil ?

Deux méthodes sont principalement employées :

  • l’administration d’une ventilation nocturne en pression positive continue (PPC) ;
  • le port d’orthèses mandibulaires la nuit, si l’état dentaire le permet (les orthèses ressemblent à un appareil dentaire).
  • Traitement de référence, la ventilation PPC consiste à appliquer un débit d’air continu avec une légère surpression, la nuit, par l’intermédiaire d’un masque nasal pour empêcher la fermeture des voies aériennes. Cette méthode est plutôt indiquée dans des apnées sévères du sommeil ou associées à des maladies cardio-vasculaires.
  • Fabriquées sur mesure, les orthèses avancent la mâchoire inférieure, ce qui empêche la langue de se replier et d’obstruer les voies aériennes. On les propose en général dans les apnées de moyenne gravité, chez les patients ne supportant pas la ventilation PPC.
  • Un traitement chirurgical du ronflement (ou plus rarement de la mandibule en cas de malformation) ne sera effectué qu’après échec de ces deux traitements.
  • Dans tous les cas, il faut réduire un surpoids, premier facteur de risque, et supprimer le tabac et les excès d’alcool.

* Nombre indicatif de naissances dans les 23 maternités du Groupe Ramsay Générale de Santé depuis le 01/01/17.