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Infarctus du myocarde

L’infarctus du myocarde, qui se manifeste par une violente douleur prolongée dans la poitrine, doit être traité de toute urgence. Le bon réflexe est d’appeler le 15.

Infarctus du myocarde

Qu’est-ce que c’est ?

L’infarctus du myocarde est la mort d’une partie du muscle cardiaque (myocarde) provoquée par une obstruction d’une artère coronaire (artère nourricière du cœur) par un caillot. Ce caillot se bloque au niveau d’un rétrécissement de l’artère, notamment une plaque d’athérome qui a pu se casser et se mettre de travers.

 

Qui risque de faire un infarctus ?

L’infarctus touche surtout les personnes qui ont des facteurs de risque : tabagisme, excès de cholestérol, vie sédentaire, diabète… Il est faux de croire que les femmes sont épargnées. Souvent, les personnes qui font un infarctus avaient déjà de l’angine de poitrine, mais ce n’est pas toujours le cas.

 

Comment se manifeste un infarctus ?

Un infarctus se manifeste par la survenue brutale, spontanée d’une vive douleur derrière le sternum. Cette douleur serre comme dans un étau et ne passe pas. Elle peut aller dans le bras gauche et dans la mâchoire.

 

Que faut-il faire ?

Il faut immédiatement appeler le 15. L’arrivée rapide du SAMU ou des pompiers médicalisés permet de faire le diagnostic et d’orienter le patient vers un centre spécialisé.

 

Comment affirmer un infarctus ?

Les médecins d’urgence et les cardiologues vont confirmer en urgence qu’il s’agit d’un infarctus grâce à l’électrocardiogramme et à des prises de sang.

 

Quelle est la gravité ?

L’infarctus du myocarde peut être très grave :

– il peut entraîner rapidement la mort ;
 il peut laisser des séquelles : insuffisance cardiaque, angine de poitrine ou arythmies (rythme irrégulier).

 

Le traitement est urgent, dans les 90 minutes !

Il faut « libérer » au plus vite l’artère coronaire qui est en train de se boucher :

– au mieux par une dilatation de l’artère (voire la fiche angioplastie), suivie généralement de la pose d’un stent (sorte de ressort) pour éviter la récidive locale (voire la fiche) ;
– à défaut, en injectant dans une veine un médicament thrombolytique pour dissoudre le caillot.

 

Ensuite, il faudra :

• prendre des médicaments à vie pour limiter les séquelles de l’infarctus ;
• éviter les récidives de thrombose (bouchon) avec la prise d’aspirine au long cours ; en cas de stent, on donnera en plus un autre médicament (antiagrégant plaquettaire) ;
• lutter contre les facteurs de risque : arrêt du tabac, traitement d’un excès de cholestérol, lutte contre l’excès de poids, pratique d’une activité physique.

* Nombre indicatif de naissances dans les 23 maternités du Groupe Ramsay Générale de Santé depuis le 01/01/17.