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Infection pulmonaire

Infection pulmonaire, définition et traitements


Les infections pulmonaires sont courantes mais peuvent être graves chez les personnes fragilisées. Définition de la pneumopathie infectieuse et traitements possibles.

Infection pulmonaire

Qu’est-ce qu’une infection pulmonaire

Les infections pulmonaires sont très courantes et peuvent être graves chez les patients fragilisés : adultes avec une immunité altérée ou une maladie respiratoire ou cardiaque, jeunes enfants, personnes âgées.

Petit rappel sur le fonctionnement des poumons

L’anatomie de chaque poumon peut être grossièrement comparée à un arbre inversé : le tronc (bronche souche) se divise en grosses branches qui se divisent en branches de plus en plus petites. Et, à l’extrémité des toutes petites branches, il y a des feuilles. Imaginons que les feuilles sont en fait de petits sacs remplis d’air, les alvéoles pulmonaires. À la surface de ces petits sacs circulent de très fins vaisseaux. Une très fine membrane sépare le sang de l’air. C’est à travers cette fine membrane que se font les échanges gazeux : l’oxygène passe de l’air vers le sang et le gaz carbonique passe du sang vers l’air. Après quoi, on expire cet air « vicié », chargé de gaz carbonique, et on inspire de l’air pur chargé d’oxygène.

Qu’est-ce qu’une pneumopathie ?

Le terme de pneumopathie désigne scientifiquement une « affection du poumon ». On l’utilise cependant souvent pour définir les infections des alvéoles pulmonaires (pneumonies), ces petits sacs où ont lieu les échanges gazeux. Lorsque les bronches sont touchées, on parle de broncho-pneumonie ou de broncho-pneumopathie.

À quoi sont dues ces infections pulmonaires ?

Dans deux tiers des cas, le germe en cause est un virus (de nombreux virus peuvent être en cause, par exemple, celui de la grippe ; à noter que le virus de la rougeole peut aussi toucher le poumon) ; dans le tiers restant, il s’agit de bactéries (pneumocoques, Haemophilus influenzae). Les agents infectieux sont souvent transmis d’une personne à l’autre par voie respiratoire. Les pneumonies contractées à l’hôpital sont, en général, plus dangereuses car les bactéries résistent plus volontiers aux antibiotiques.
Le tabagisme, une inflammation chronique des bronches, une détérioration de l’état général favorisent ces infections. Par ailleurs, les infections virales, comme la grippe, facilitent les surinfections bactériennes en raison des lésions de l’arbre respiratoire qu’elles induisent.

Comment diagnostique-t-on les pneumopathies infectieuses ?

Le médecin évoquera la possibilité d’une pneumopathie infectieuse si vous toussez, si vous avez des expectorations, du mal à respirer et si vous avez de la fièvre. Les sécrétions pulmonaires sont, en général, purulentes ; la toux est souvent plus grasse en cas d’infection bactérienne.
Une radiographie pulmonaire pourra être demandée, pour confirmer le diagnostic, ainsi que des examens sanguins.

Comment traite-t-on les pneumopathies infectieuses ?

Dans les infections bactériennes, le médecin prescrira en général des antibiotiques, par voie orale le plus fréquemment pour une durée habituelle de 7 à 14 jours. Vous devez continuer de prendre ces médicaments toute la durée prescrite, même si vous n’avez plus de symptômes.
Dans les infections virales, les antibiotiques n’ont aucune efficacité.
Votre médecin vous proposera des médicaments pour faire baisser la fièvre.
Buvez bien pour éviter de vous déshydrater.
Pour protéger les autres, mettez la main devant la bouche quand vous toussez et, éventuellement, portez un masque.
Enfin, n’oubliez pas de vous faire vacciner contre la grippe et le pneumocoque.
Faites-vous aider pour arrêter de fumer, surtout si vous êtes un sujet à risque : personne âgée, patient cardiaque, asthmatique, ou porteur d’une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO).

* Nombre indicatif de naissances dans les 23 maternités du Groupe Ramsay Générale de Santé depuis le 01/01/17.