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Opération hallux valgus

Opération d’un hallux valgus

Déformation du gros orteil, l’hallux valgus est certes disgracieux (oignon), mais peut aussi devenir très douloureux. Lorsque la douleur est trop importante, une solution existe pour la soulager : l’intervention chirurgicale qui consiste à remettre le gros orteil dans le bon axe et à mieux répartir les points d’appui du pied.

Opération hallux valgus

Quel est le but de l’opération ?

Le col du fémur est situé juste en-dessous de la tête du fémur qui s’articule avec le bassin. Il peut se fracturer à l’occasion d’une simple chute de sa hauteur, chez les personnes âgées souffrant d’ostéoporose (décalcification) ou, moins souvent, chez des sujets jeunes à la suite d’un traumatisme violent comme un accident automobile.

Que va faire le chirurgien ?

Le chirurgien va sectionner l’os métatarsien porteur du gros orteil (ostéotomie) ainsi que celui situé à sa base afin de les remettre dans le bon axe ; il finira en rééquilibrant les « parties molles » (tendons, ligaments et enveloppes articulaires) qui se sont généralement rétractées au fil des ans. Dans certains cas, les os réalignés sont simplement maintenus en place par un pansement solide, mis en place par le chirurgien. Parfois, le chirurgien pose deux petites vis pour fixer les os sectionnés. Cette pose permet de marcher d’emblée en posant tout le pied sur le sol, au besoin en portant des chaussures spéciales où l’on n’appuie que sur le talon. Ce qui accélère la cicatrisation et, surtout, diminue les complications : le sang circule mieux, il n’y a pas de déminéralisation osseuse, pas de phlébite, ni d’algodystrophie (complication douloureuse qui touche entre 5 et 10 % sinon). À noter que ces vis, en titane, n’interdisent pas de faire des IRM (voir fiche) et ne font pas sonner les portiques d’aéroport.

 

Quelles sont les techniques utilisables ?

Ces gestes opératoires peuvent être effectués de différentes façons :

  • de façon « classique », dite « à ciel ouvert » : le chirurgien pratique deux grandes incisions pour voir ce qu’il fait ;
  • selon une méthode plus récente, la chirurgie « percutanée » : l’intervention se pratique à travers la peau, sous contrôle radiographique, par deux ou trois mini-incisions de quelques millimètres qui servent à insérer de mini-instruments ;
  • la chirurgie percutanée est souvent complétée d’une ouverture un peu plus grande (2 cm) nécessaire pour ré-axer l’os à la base du gros orteil (chirurgie mixte, mini-invasive).

Et après l’opération ?

  • Quelle que soit la technique utilisée, une dizaine de séances de rééducation sont parfois souhaitables au bout de trois à six semaines quand l’os a commencé à se recoller. Les séances de kinésithérapie sont prescrites à raison de trois par semaine. Le kinésithérapeute mobilise les orteils, masse les cicatrices pour décoller les adhérences, lutte contre l’œdème et aide à retrouver un nouveau schéma corporel à la marche.
  • Pour assurer une bonne guérison, cependant, le patient doit aussi y mettre du sien : bouger souvent les orteils (pour diminuer les raideurs) et s’équiper de chaussures « bas de gamme » à fine semelle en caoutchouc (type ballerine ou basket), afin de bien pouvoir « dérouler » tout le pied à chaque pas. Ces efforts permettront de remettre des souliers « normaux » au bout de 8 à 12 semaines, souvent une pointure au-dessus, le temps que l’œdème ait totalement disparu.

* Nombre indicatif de naissances dans les 23 maternités du Groupe Ramsay Générale de Santé depuis le 01/01/17.