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Quand opérer une valve cardiaque malade ?

J’ai une valve cardiaque malade : quand devra-t-on m’opérer ?


Il y a des indications générales pour opérer une valve cardiaque malade, mais elles peuvent varier selon le type de maladie valvulaire : valve mitrale ou valve aortique et, pour chacune, rétrécissement ou insuffisance.

Quand opérer une valve cardiaque malade ?

De façon générale, ne pas être opéré trop tard

Les patients atteints de maladies valvulaires cardiaques (« valvulopathies ») doivent être opérés dans deux circonstances :

– lorsqu’ils sont vraiment gênés : essoufflement pour des efforts modérés, voire au repos au lit, fatigabilité, douleurs d’angine de poitrine ou syncopes survenant à l’effort, arythmie mal tolérée ;

– lorsque l’échocardiographie montre des signes de mauvaise fonction cardiaque (cœur se fatiguant ou se dilatant trop) alors même que la gêne fonctionnelle n’est pas encore très importante ; il faut savoir accepter l’opération avant que la fonction cardiaque ne se dégrade trop et qu’elle puisse récupérer ou éviter de continuer à se dégrader après l’opération, donc ne pas être opéré trop tard !

Les maladies des valves cardiaques

Rétrécissement mitral

Lié à un rhumatisme articulaire aigu occasionné par une infection due à un streptocoque dans l’enfance, le rétrécissement mitral est devenu rare en France. La valve mitrale très rétrécie (sténosée) est située juste après le retour du sang des poumons vers le cœur ; l’essoufflement survient assez rapidement et impose l’opération : ouverture des valves (commissurotomie) par voie chirurgicale ou par voie percutanée (voir fiche) selon les cas.

Insuffisance mitrale

Le plus souvent d’origine dégénérative, l’insuffisance mitrale mal tolérée (essoufflement, fatigue, dilatation du ventricule gauche) doit être opérée :

– soit par remplacement de la valve cardiaque incontinente par une prothèse artificielle (qui nécessitera un traitement anticoagulant très strict à vie) ou une valve biologique (anticoagulant uniquement si le cœur est en arythmie) ;

– soit par un geste du chirurgien (plastie mitrale) qui conserve la valve et qui est réalisé habituellement lors d’une intervention chirurgicale, mais parfois sans ouvrir le thorax (c’est la voie percutanée).

Rétrécissement aortique

Lié surtout à l’âge, le rétrécissement très serré de la valve aortique entraîne essoufflement, angine de poitrine, voire syncopes à l’effort. Le remplacement de la valve devient alors impératif et rapidement :

– soit par une valve artificielle (donc avec traitement anticoagulant à vie) ou biologique (anticoagulants uniquement si arythmie) ;

– soit, si le risque opératoire apparaît trop élevé notamment en fonction de l’âge, par une valve biologique mise en place par voie percutanée (voir fiche TAVI).

Insuffisance aortique

Ses causes sont variables : rhumatisme articulaire dans l’enfance, infection à l’âge adulte (endocardite infectieuse), anomalie congénitale de l’aorte initiale (syndrome de Marfan)

L’opération de la valve cardiaque est indiquée en cas de gêne fonctionnelle, de dilatation importante du ventricule gauche ou de l’aorte initiale. On remplace alors la valve par une valve artificielle ou biologique.

* Nombre indicatif de naissances dans les 23 maternités du Groupe Ramsay Générale de Santé depuis le 01/01/17.