Un calcul rénal

J’ai un calcul rénal


La présence d’un calcul rénal dans les voies urinaires à l’intérieur du rein est source d’inquiétudes car il peut, le cas échéant, être à l’origine de complications aiguës comme une colique néphrétique ou infectieuses comme une infection du rein (pyélonéphrite).

Un calcul rénal

Qu’est-ce qu’un calcul rénal ?

Le calcul rénal (ou lithiase rénale) est une pierre de taille variable qui s’est formée dans les voies urinaires à l’intérieur du rein. Il peut être présent sans pour autant donner de symptômes tant qu’il ne bouge pas. Il peut se trouver coincé dans le rein ou à la jonction entre le rein et l’uretère (canal reliant le rein à la vessie), faisant obstacle partiellement au bon écoulement des urines vers la vessie.

Quelles sont les causes d’un calcul dénal ?

Les calculs rénaux ont diverses origines. Ils se forment à partir de cristaux présents dans les urines et sur le premier microcristal fixé vont venir s’agréger des substances chimiques aboutissant à la croissance de la taille de la pierre.

En fonction de leur origine, on distingue plusieurs types de calcul.

• La majorité des calculs (70 %) sont des calculs de calcium. Ils sont liés le plus souvent à l’absorption en quantité importante de calcium sous la forme de laitages ou de médicaments. Mais il existe aussi des calculs de calcium qui ne sont pas liés directement à cette absorption de calcium.

• Certains calculs sont liés à une maladie du métabolisme : c’est notamment le cas des calculs d’acide urique observés chez les personnes ayant un taux élevé d’acide urique dans le sang et les urines. Beaucoup plus rarement, d’autres affections métaboliques, par exemple un fonctionnement excessif des glandes parathyroïdes, peuvent être en cause.

• Certains calculs sont d’origine infectieuse. En effet, certains germes peuvent favoriser la formation de calculs qui vont se mouler dans l’ensemble des cavités à l’intérieur du rein (ces calculs sont appelés coralliformes).

• Parfois, aucune cause n’est retrouvée et la découverte d’un calcul à l’occasion d’une colique néphrétique restera un phénomène unique et inexpliqué.

Quels sont les risques ?

Le risque principal est la récidive d’une colique néphrétique qui est fréquente chez ceux qui en ont déjà souffert (chez 50 % d’entre eux, une deuxième crise est observée dans les 5 années suivantes).

L’autre risque est un risque infectieux du fait d’une difficulté d’écoulement des urines, source d’infections urinaires à répétition et d’altération du fonctionnement du rein.

Comment soigner des calculs rénaux ?

Pour prévenir ces risques, les mesures préconisées par le médecin vont dépendre de la nature du calcul et de ses causes : réduire les apports en calcium en cas de calculs de calcium, réduire les apports en protéines animales et traiter le taux excessif d’acide urique dans le sang en cas de calculs d’acide urique, prévenir, dépister et soigner les infections urinaires à répétition.

Enfin, il est toujours conseillé de boire beaucoup de liquides en dehors des crises.

* Nombre indicatif de naissances dans les 23 maternités du Groupe Ramsay Générale de Santé depuis le 01/01/17.