Alzheimer : un test génétique prédit l'âge d'apparition de la maladie

Article Par Anne-Laure Lebrun / Pourquoi Docteur, le

L'étude de 70 000 séquences d'ADN a permis de développer un score génétique capable de calculer le risque de démence à un âge donné.

Alzheimer : un test génétique prédit l'âge d'apparition de la maladie

Ce test s’appuie sur les informations génétiques des patients et de leur âge / Sources : 3dmentat/epictura

Un test génétique permettrait de prédire le risque de développer la maladie d’Alzheimer en fonction de l’âge, suggère une étude publiée dans PLOS Medicine. Ce test s’appuie sur les informations génétiques des patients et de leur âge. Il permet ainsi de personnaliser le calcul du risque de développer cette maladie neurodégénérative.

Ces travaux, dirigés par l’école de médecine de San Diego, rattachée à l’université de Californie, s’appuient sur l’analyse de plus de 70 000 séquences d’ADN appartenant à des malades et des seniors bien portants. A ces données, les chercheurs ont ajouté l’incidence de la maladie d’Alzheimer dans la population américaine pour créer ce score génétique.

Diagnostic précoce

L’équipe de recherche a particulièrement analysé l’impact de certains gène de susceptibilité, comme le gène APOE. Des travaux précédents ont montré que les personnes porteuses d’une version baptisée epsilon 2 ont un risque de maladie d’Alzheimer divisé par deux. En revanche, les porteurs de la version epsilon 4 ont un risque multiplié par 2 à 15, décrit l’Inserm sur son site internet.

« Pour n’importe quel individu, n’importe quel âge et information génétique, nous pouvons calculer son risque personnel de développer la maladie d’Alzheimer. Si vous n’êtes pas encore atteint de démence, ce risque permet de prédire à quel âge la maladie peut apparaître en fonction de l’âge et plusieurs gènes. Nous pensons que ces mesures pourront être très utiles pour le diagnostic précoce d’Alzheimer », a commenté Rahul Desikan.

« Tout aussi important, ce score génétique peut être utile à des fins de prévention et de recherche clinique. Il sera également utile pour déterminer les patients qui répondront le mieux à une thérapie », a relevé de son côté le Pr Anders Dale, professeur de neurosciences, radiologie et psychiatrie.

Article original publié sur Pourquoi Docteur.

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