Contre le risque d'AVC : rester vigilant pendant la pandémie

Article Par Ramsay Santé, le

La crise sanitaire actuelle n’a pas fait disparaître ce risque. Les suspicions d’AVC font partie des urgences qui doivent conduire à solliciter un avis médical.

Contre le risque d'AVC : rester vigilant pendant la pandémie

L'engourdissement d’une partie du visage peut être un signe avant-coureur d'un AVC.

En France, 140 000 accidents vasculaires cérébraux (AVC) ont lieu chaque année. S’ils ne sont pas pris rapidement en charge, ils peuvent laisser d’importantes séquelles, voire être mortels. La crise sanitaire actuelle n’a pas fait disparaître ce risque, comme l’explique le docteur Jean-Felix Verrier, chirurgien cardio-thoracique et vasculaire et membre de la Direction des Bonnes Pratiques et Relations Médicales chez Ramsay Santé.

La journée mondiale consacrée à l'accident vasculaire cérébral se déroule le 29 octobre. À cette occasion, le Dr Verrier nous rappelle que les suspicions d’AVC font partie des urgences qui doivent conduire à appeler un médecin traitant ou à se rendre à l’hôpital le plus proche.

Reconnaître les symptômes d'un AVC

Étourdissements, perte d’équilibre, engourdissement d’une partie du visage ou du corps, vision troublée ou encore difficulté à s’exprimer, autant de signes avant-coureurs d’un AVC.  Comme le rappelle le Dr Verrier "plus généralement, toute anomalie qui génère de l’angoisse doit nécessiter une démarche d’ordre médical, crise sanitaire ou non". 

Un seul mot d’ordre : "Lorsque l’un de ces symptômes se déclare, il faut faire appel à un professionnel de santé sans attendre".

Première possibilité pour ce faire : contacter son médecin traitant. "C’est la personne la plus à même d’évaluer l’urgence de la situation car il connaît bien le profil du patient". La consultation peut se faire de manière virtuelle, car depuis le début de la crise, les téléconsultations se sont considérablement développées.

Si le médecin traitant n’est pas disponible, il faut appeler le 15. Par téléphone, les médecins du Service d'aide médicale urgente (SAMU) sont à même de déterminer s’il existe un risque d’AVC, selon les symptômes décrits.

Si le 15 est saturé, le Dr Verrier conseille de se rendre sans attendre aux urgences de l’établissement de santé le plus proche du domicile.

Hôpitaux et cliniques mobilisés

Depuis le début de la pandémie de Covid-19 en France, les établissements de santé se sont réorganisés pour prendre en charge les personnes atteintes de coronavirus, tout en assurant la continuité des soins : "les urgences cardio et neurovasculaires sont restés des priorités absolues".

Pour éviter à ces usagers d’être contaminés par les patients Covid, des circuits parallèles existent dans chaque hôpital et clinique de France. "Les espaces sont sécurisés. Cela doit encourager les patients à solliciter un avis médical dès l’apparition de symptômes. Actuellement, on a tendance à considérer que le risque lié au virus est plus important que n’importe quelle maladie, mais c’est faux ! Un patient présentant ces troubles est plus à risque."

En cas de doute donc, mieux vaut prévenir que guérir.

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