Dr Francesca Sanguineti, cardiologue : "j'ai voulu être médecin depuis que je suis toute petite"

Article Par Ramsay Santé, le

La Journée internationale des femmes et des filles de science vise à promouvoir et à accompagner celles qui font avancer la science.

Dr Francesca Sanguineti, cardiologue : "j'ai voulu être médecin depuis que je suis toute petite"

Dr Francesca Sanguineti, cardiologue

Chaque année, à l'occasion de la "Journée internationale des femmes et des filles de science" le 11 février met à l’honneur les femmes scientifiques (médecins, chercheuses, ingénieures, biologistes…). L’initiative lancée par l’Unesco et ONU-Femmes vise à promouvoir et à accompagner celles qui font avancer la science. L’occasion de mettre en lumière les femmes de science de Ramsay Santé. 

Le Dr Francesca Sanguineti est cardiologue. Diplômée en médecine en Italie, elle s’est rapidement spécialisée en cardiologie interventionnelle. Elle exerce depuis 2017 au sein de l’Institut Cardiovasculaire Paris Sud (ICPS), au sein de l’Hôpital privé Jacques Cartier, établissement Ramsay Santé situé à Massy (91).

Quel a été votre parcours ?

Je suis Italienne et j’ai fait mes études à la faculté de médecine de Gênes. J’avais la possibilité de valider mon internat en faisant un semestre en France et je suis donc venue à l’Hôpital privé Jacques Cartier, au sein de l’Institut Cardiovasculaire Paris Sud en 2011. C’est comme cela que j’ai pu découvrir la cardiologie interventionnelle et l’IRM cardiaque. À la fin de mon internat, j’ai voulu prolonger mon expérience et j’y suis donc restée deux ans de plus pour un fellowship. Après un passage de trois ans dans un centre hospitalier public de la région parisienne, l’institut m’a offert l’opportunité de devenir cardiologue senior à l’Hôpital privé Jacques Cartier, dès 2017, chose que j’ai évidemment acceptée ! 

Pourquoi avoir choisi la médecine, puis la cardiologie comme spécialité ?

J’ai toujours voulu faire ça, même quand j’étais toute petite. J’étais déjà très attirée et émerveillée par le fonctionnement du corps humain. J’avais aussi envie de faire un métier dans lequel l’empathie tenait une place prépondérante. Lors de mon externat, j’ai pu découvrir toutes les spécialités et donc passer quelques jours en cardiologie interventionnelle. Quand un patient, arrivé en plein infarctus aigu, a pu être soigné en très peu de temps par la cardiologie interventionnelle, j’ai su que ce serait ma spécialité. 
Par la suite, la découverte de l’IRM cardiaque m’a également séduite et j’ai voulu continuer à en faire. 

Qu’est-ce qui caractérise la cardiologie interventionnelle ? Et l’IRM cardiaque ? 

On traite les pathologies cardiovasculaires grâce à un traitement endovasculaire, c’est-à-dire qu’on fait de l’angioplastie, on pose des stents ou on peut remplacer certaines valves cardiaques. Cela permet notamment de ne pas opérer à cœur ouvert et donc d’intervenir chez les patients qui ne pourraient pas subir ce genre de chirurgie (notamment les personnes âgées), et de permettre une récupération plus rapide. L’IRM cardiaque est complémentaire de cette discipline, ça oriente la prise en charge du patient, ça permet d’étudier le cœur de façon très fine et du point de vue fonctionnel. Nous avons la chance d’avoir une des seules machines d’IRM à être entièrement dédiée à la cardiologie, elle nous permet de faire de la cardiologie interventionnelle par guidage IRM.

Outre ces techniques, quels sont les aspects de votre métier que vous appréciez le plus ?

La recherche et la formation. J’adore le fait de pouvoir participer pleinement à la recherche clinique, cela nous permet de progresser énormément et de faire avancer, à notre niveau, la science. Le partage de connaissances que permettent les formations est également une extraordinaire possibilité offerte par notre métier, on peut apprendre des anciens, avant de transmettre notre savoir aux plus jeunes. 

Quel conseil souhaiteriez-vous donner aux petites filles et aux jeunes femmes qui aimeraient se lancer dans la médecine ? 

Je leur conseillerais de ne jamais se sentir désavantagées en tant que femmes. Ce n’est pas parce qu’on est dans un environnement masculin qu’on ne peut pas trouver sa place (nous sommes 2 femmes sur les 11 cardiologues de l'institut). Bien sûr c'est parfois plus compliqué, mais si on le veut vraiment, tout devient possible !

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