L’organisation des soins face à l’épidémie

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Dans la lutte contre le Covid-19, les soignants sont en première ligne. Mais dans ce combat, les établissements s’appuient sur d’autres compétences pour assurer notamment la gestion du personnel et la coordination des soins.

L’organisation des soins face à l’épidémie

Dans la lutte contre le Covid-19, les soignants sont en première ligne. Mais dans ce combat, derrière eux, les établissements s’appuient sur d’autres compétences, elles aussi essentielles, pour assurer notamment la gestion du personnel et la coordination des soins. C’est le cas de Delphine Winterstein à l’Hôpital privé d’Antony.

 

Depuis le début de l’épidémie de Coronavirus, quelle est votre mission ?

Je suis responsable de l’organisation des plannings du personnel et de la régulation des lits. Chaque jour, cela représente 200 à 250 personnes que nous devons répartir dans les services de soins. Mon rôle est de veiller à dispatcher les équipes en fonction des compétences de chacun, des services, du nombre de patients, de leurs pathologies. Les plannings sont établis deux fois par jour, mais dans les faits, nous sommes sans cesse sur le qui-vive, car les besoins évoluent au fur et à mesure de la montée en charge au sein de l’établissement.

Dans cette période tendue, à quoi êtes-vous particulièrement attentive ?

Avec mon équipe, nous sommes au service des soignants. Transformer un lit de chirurgie en lit de réanimation demandent des ajustements techniques mais aussi humains. Nous devons apporter aux équipes de soins le renfort (infirmières, infirmières spécialisées, aide-soignantes) dont elles ont besoin, mais nous devons tout autant veiller et être à l’écoute de leur état de fatigue physique et psychologique.

Qu’est-ce qui vous impressionne le plus dans ce contexte extra-ordinaire ?

Tout le monde répond présent. Malgré la peur parfois, tout le monde est là, par devoir, par solidarité, personne ne manque à l’appel. C’est réconfortant de voir l’engagement de tous. Les gens se surpassent dans l’adversité. La situation est complètement hors normes. Aujourd’hui, au chevet des patients, les personnels médicaux et soignants ne s’engagent pas seuls, ils engagent leur vie, mais aussi celles de leur proches. Je suis fière de prendre part à cette mobilisation.

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