Louis : de Bayonne à Antony contre le Covid-19

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Fin mars, Louis Sarraméa, infirmier en salle de réveil à la Clinique Belharra, s’est porté volontaire pour aller renforcer les équipes sous tension en Île-de-France.

Louis : de Bayonne à Antony contre le Covid-19

Fin mars, Louis Sarraméa, infirmier en salle de réveil à la Clinique Belharra (Bayonne, Nouvelle-Aquitaine), s’est porté volontaire pour aller renforcer les équipes sous tension en Île-de-France. Aujourd’hui, de retour dans son établissement d’origine, il raconte ses deux semaines à cent à l’heure, au cœur de la crise sanitaire.

C’est à l’Hôpital privé d’Antony, dans le sud de l’Île-de-France, que Louis a été affecté pour épauler le personnel soignant en première ligne dans la lutte contre le Covid-19.

Entraide et réactivité

« Fin mars, notre Directrice des Ressources Humaines a lancé un appel à volontaires pour aller porter main forte aux soignants d’Île-de-France qui font face à un flux important de patients covid, explique Louis Sarraméa. J’ai tout de suite répondu que j’étais intéressé ».

Un coup de fil de la DRH et 30 minutes de réflexion plus tard, Louis confirmait sa présence parmi l’équipe de renforts, dont le départ était prévu moins de 24 heures plus tard. « Ça s’est vraiment fait très vite ! Le lendemain, j’ai retrouvé deux autres collègues volontaires pour louer une voiture et nous avons pris la route ». 

Sur place, Louis et d’autres renforts, venus des quatre coins de la France, ont été logés dans un hôtel tout proche. « Nous avons été très bien accueillis. Le personnel s’est adapté à nos rythmes décalés et s’est montré à l’écoute de nos besoins pendant tout le séjour ».

Affronter la crise ensemble

En arrivant dans l’établissement, Louis a découvert qu’il allait être affecté en service de réanimation auprès de patients covid. « Je n’avais jamais mis les pieds en réanimation avant ! Dans cet hôpital, le service avait rapidement dû passer de 14 à 40 lits. Lorsque nous sommes arrivés, les équipes étaient épuisées. Nous avons tout de suite dû nous adapter aux rythmes effrénés pour les soutenir au mieux »… Pour le plus grand soulagement des soignants qui n’ont pas manqué de réserver un accueil chaleureux aux personnels venus en renfort. « Émotionnellement et physiquement, ça a été une expérience difficile… Mais la solidarité, les petites attentions, l’entraide au sein des équipes nous ont vraiment aidé à donner le meilleur de nous-mêmes ».

À l’issue de ces deux semaines, Louis est rentré dans sa région d’origine, éprouvé, mais heureux d’avoir apporté sa pierre à l’édifice. Cette expérience l’aura aussi alerté sur la nécessité de renforcer l’information autour des consignes sanitaires. « Dans la rue à Antony, j’ai constaté qu’il y avait beaucoup de monde dehors et que la plupart des gens portaient mal leurs masques, gardaient leurs gants beaucoup trop longtemps ou ne respectaient pas la distance de sécurité d’1 mètre. Restons vigilants, prenons les choses au sérieux et suivons les recommandations à la lettre… Ce sera le seul moyen de venir à bout de la pandémie ».

S’il avait un message à faire passer ? « Je souhaiterais que l’engouement autour du corps soignant ne s’essouffle pas sitôt la crise terminée. J’espère que nous allons vers une vraie reconnaissance des métiers d’infirmier, aide-soignant et agent de service hospitalier ».

 

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