Un bonnet de chimiothérapie pour moi, pour elle, pour toutes…

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L’Institut de Cancérologie Lille Métropole s’est associé à l’association Mon Bonnet Rose, qui collecte des bonnets de chimiothérapie (une alternative à la perruque pour cacher la chute des cheveux) afin de les redistribuer aux patientes atteintes de cancer.

Un bonnet de chimiothérapie pour moi, pour elle, pour toutes…

En 2017, Maureen Govart se bat contre un cancer du sein. 6 chimiothérapies, 30 séances de radiothérapie, durant lesquelles, elle ne s’est jamais habituée à sa perruque. Une amie, elle-même ancienne patiente lui a alors offert un bonnet de chimiothérapie.  Un geste que Maureen a souhaité reproduire, à plus grande échelle, en lançant en 2018 l’association Mon Bonnet Rose, afin de donner aux femmes en fin de traitement la possibilité de transmettre leurs bonnets, et à celles en difficulté financière la possibilité d'être bien équipées à moindre coût, voire obtenir gratuitement des bonnets.

En octobre 2018, Maureen, ancienne patiente de l’Institut, a participé à l’opération de tatouages éphémères organisée dans le cadre d’Octobre Rose – pour se réapproprier son corps après la maladie –. C’est à cette occasion qu’elle a fait la rencontre d’Aurélie Clerquin, Chef de projet à l’Institut de Cancérologie Lille Métropole. “Maureen est chargée de communication au sein d’Electro Dépôt. Lorsqu’elle a leur a parlé de son projet, l’entreprise a mis à disposition des bacs de collecte. Lors de notre rencontre, elle nous a expliqué son initiative, et nous avons tout de suite souhaité y participer.”

Ainsi, au niveau de l’Institut de Cancérologie – et au sein de l’Hôpital privé Le Bois à Lille, Hôpital privé de Villeneuve d'Ascq, Hôpital Privé La Louvière à Lille, Clinique de la Victoire à Tourcoing –les infirmières coordinatrices du parcours de soins ont disposé ces boîtes et  sensibilisé les patientes en fin de traitement, pour qu’elles puissent à leur tour faire don de leurs bonnets. “Un bonnet de chimio reste un accessoire onéreux. Et pour cacher l’alopécie, il représente une alternative réelle à la prothèse capillaire, encore plus chère – de 650 à 1 000 euros pour une prothèse de cheveux naturels, non remboursée par la Sécurité Sociale – et pas toujours tolérée par la patiente.”

Ainsi, chaque semaine, 2 à 3 bonnets sont collectés, et redistribués à l’association. “C’est une opération au long cours, précise Aurélie Clerquin. Nous leur avons déjà fait don de 15 bonnets, et nous sommes ravis de nous impliquer sur ce projet, de nous mobiliser et d’être un relais pour les patientes et pour cette association très impliquée.”

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