Le groupe Ramsay Générale de santé

Rechercher Mon espace personnel Ramsay Services

Plaie des tendons

J’ai une plaie des tendons fléchisseurs de la main

On peut retrouver une fonction normale de la main, après chirurgie pour plaie des tendons fléchisseurs. Mais, la rééducation est indispensable et votre implication essentielle.

Plaie des tendons

De quoi s’agit-il ?

Il existe, au niveau de la main, deux catégories de tendons.

Des tendons fléchisseurs, qui assurent la flexion des doigts et glissent dans une gaine située sous la paume.

Des tendons extenseurs, situés au dos de la main, qui étendent les doigts. Leurs lésions exposent au risque de plaie articulaire (voir fiche).

Les plaies des tendons exigent, en général, une intervention chirurgicale.

Que faut-il faire en cas de suspicion de plaie des tendons ?

Il faut consulter immédiatement un chirurgien spécialisé pour explorer la nature de la plaie et la réparer. Attention : on peut parfois plier ses doigts avec un tendon fléchisseur partiellement coupé. Le risque est que le tendon se rompe secondairement.

Que va faire le chirurgien ?

Il va vous interroger sur la nature de l’accident, vérifier l’état de votre vaccination antitétanique, examiner votre main (chaleur, pouls, sensibilité) pour rechercher d’autres lésions (nerfs, artères...). Il vous demandera de bouger les doigts pour voir quel tendon fléchisseur est abîmé.

Cette exploration sera poursuivie pendant l’intervention.

Comment se déroule l’intervention ?

Elle se déroule, en général, sans hospitalisation sous anesthésie locorégionale – on endort le bras – et dure de 45 minutes à 2 heures, selon le nombre de tendons touchés, l’existence ou non de lésions associées. Le plus souvent, le chirurgien suture les tendons abîmés. Parfois, il greffe un tendon. Ce qui peut requérir plusieurs interventions.

Et après ?

Vous devrez suivre précocement une rééducation plurihebdomadaire par un kinésithérapeute ; cette rééducation sera intensifiée après trois mois. Il faut en général six mois pour que la main retrouve une fonction normale.

On vous posera au dos de la main une attelle qui sera enlevée pour les soins, puis remise et définitivement ôtée après six semaines.

Suivez les conseils de votre chirurgien. N’allongez pas les doigts tant qu’il ne vous a pas donné le feu vert. Sinon, la suture pourrait lâcher.

Quelles sont les complications de la chirurgie ?

Hors le risque de rupture de sutures, des adhérences peuvent se former et empêcher les tendons fléchisseurs de glisser dans leur gaine.

Plus rarement, apparaissent des infections, des douleurs résiduelles.

Pour accroître les chances de succès, respectez les examens et consultations de suivi proposés par votre chirurgien.

//// ORTHO – Opérer canal carpien ///// Title : On va m’opérer d’un syndrome du canal carpien Meta Description : Si votre syndrome du canal carpien ne s’est pas amélioré avec les mesures classiques (port d’une attelle, infiltrations, médicaments anti-inflammatoires), le chirurgien vous propose de vous opérer.

Pourquoi opérer ?

Le syndrome du canal carpien, provoqué par la compression d’un gros nerf (nerf médian) au niveau du poignet, se manifeste par des fourmillements, des engourdissements et une diminution de la force dans le pouce, l’index et le majeur. Cette compression résulte d’un gonflement de la gaine qui entoure les tendons et le nerf médian. Or, le canal carpien, délimité par les os du poignet et un ligament très solide, est inextensible.

Lorsque le traitement classique (attelle, infiltrations, anti-inflammatoires) ne suffit pas à faire régresser les troubles, le nerf médian est en danger et il faut opérer pour le « libérer ».

En quoi consiste l’opération ?

L’intervention consiste à ouvrir l’épais ligament antérieur qui ferme le canal. La gaine qui entoure les tendons peut être enlevée lorsqu’elle est épaissie ou pathologique.

Cette intervention est réalisée sous anesthésie du membre supérieur et en ambulatoire (vous ne restez pas dormir à la clinique).

Il existe deux techniques chirurgicales :

– la technique classique consiste à pratiquer une incision d’environ 5 à 7 cm au niveau du poignet et de la paume ;

– la technique par endoscopie consiste à faire deux petites incisions (une sert à introduire un tube muni d’une minuscule caméra et l’autre, l’instrument chirurgical).

La technique endoscopique a l’avantage d’éviter la cicatrice dans la paume de la main et de permettre une reprise d’activité plus rapide. Elle n’est pas réalisable dans tous les cas, en particulier quand le poignet est raide, de très petite taille, lorsqu’il existe un antécédent de fracture avec un cal vicieux ou en cas de synovite importante.

Que se passe-t-il juste après l’intervention ?

Le patient garde le gros pansement une semaine en prenant garde de ne pas le mouiller et en évitant les efforts importants. Il est nécessaire de bouger les doigts le plus normalement possible.

Il est normal d’avoir un peu mal la première journée après l’intervention. Les médicaments antidouleur classiques sont efficaces. La douleur disparaît en un à deux jours.

En cas de travail manuel, un arrêt de travail de deux à trois semaines est habituel.

Quelle amélioration ressent-on ?

Après l’intervention, les fourmillements nocturnes disparaissent généralement dès la première nuit. La région palmaire et la base du pouce restent sensibles à la pression pendant trois à six mois. La force et la sensibilité complète reviennent après le sixième mois.

* Nombre indicatif de naissances dans les 23 maternités du Groupe Ramsay Générale de Santé depuis le 01/01/17.