Angine de poitrine Angor

J’ai une angine de poitrine (angor)


L’angine de poitrine traduit un problème d’irrigation au niveau des artères nourricières du cœur. Elle impose de voir un médecin sans tarder.

Angine de poitrine Angor

L’angine de poitrine : qu’est-ce que c’est ?

L’angine de poitrine (également appelée angor) est une douleur dans la poitrine. Elle témoigne d’une irrigation insuffisante (ischémie) d’une partie du muscle cardiaque (myocarde), liée, dans la plupart des cas, à un rétrécissement (sténose) d’une des trois artères nourricières du cœur (coronaires) par une plaque d’athérome.

Comment reconnaître une angine de poitrine ?

Typiquement, la douleur « angineuse » :

– siège dans la poitrine derrière le sternum ;

– elle forme comme une barre (quand on veut la montrer, on fait le geste d’étaler la main sur la poitrine) ;

– elle serre (elle est dite constrictive) ;

– surtout, elle survient au cours d’un effort physique plus ou moins important (marche rapide, en montant, par temps froid, contre le vent) et disparaît très rapidement à l’arrêt de l’effort.

Elle inquiète car, jusque-là, le même effort était indolore ;

– elle peut irradier dans l’épaule gauche, le bras gauche, le poignet ou les derniers doigts de la main gauche ;

– parfois elle est trompeuse : elle peut en effet siéger dans le creux de l’estomac et faire croire à un problème digestif. En revanche, les douleurs à type de « pointes au cœur » sont rassurantes.

J’ai une angine de poitrine : que dois-je faire ?

Consulter rapidement son médecin traitant qui évaluera le risque. En effet, si une telle douleur peut être le début d’un angor stable (peu évolutif), elle peut aussi annoncer un angor accéléré, survenant pour des efforts de moins en moins importants, voire au repos, et précéder un infarctus du myocarde (voir fiche) et même une mort subite.

L’électrocardiogramme (ECG)

Le diagnostic doit être rapidement confirmé par des examens spécialisés :

– L’ECG de repos (en position allongée) est souvent normal mais il peut montrer des signes de mauvaise irrigation du myocarde ;

– L’ECG d’effort est réalisé pendant que le patient pédale sur un vélo ou marche sur un tapis roulant. Au cours de cet effort, la douleur peut se reproduire et l’ECG peut enregistrer des signes anormaux (ischémie du myocarde).

Le cardiologue peut parfois proposer : échocardiographie de stress, scintigraphie myocardique, scanner des artères coronaires. Il peut aussi demander directement une coronarographie (voir la fiche) qui permet de voir la ou les sténoses coronaires et de les traiter par une angioplastie (voir la fiche).

Que faire en cas de crise ?

Prendre sous la langue la trinitrine prescrite par le médecin (comprimés ou spray), qu’il faut toujours avoir sur soi. Cela fait cesser rapidement la douleur.

Le traitement général de l’angor repose sur :

– la prise régulière de médicaments (bêtabloquants ou inhibiteurs calciques) ;

– la correction d’une hypertension artérielle, d’un excès de cholestérol, d’un diabète et l’arrêt du tabagisme.

Le cardiologue peut aussi proposer une opération pour améliorer le débit sanguin dans les coronaires : soit une angioplastie soit un pontage.