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Comment savoir si j’ai un cancer de la thyroïde ?

Lorsque l'on découvre un nodule dans la glande thyroïde, le médecin va demander des examens pour en préciser la nature : échographie, ponction, prise de sang. Cela dit, 95 % des nodules de la thyroïde sont bénins.

Comment savoir si j’ai un cancer de la thyroïde ?

Qu’est-ce que la thyroïde ?

La thyroïde est une glande située à l’avant du cou, devant la trachée. Elle est formée de deux lobes (un lobe droit et un lobe gauche) reliés par un isthme, ce qui lui donne la forme d’un papillon.

Cette glande produit des hormones : les hormones thyroïdiennes.

Quelques éléments importants sont situés tout contre la thyroïde :

– les nerfs qui commandent les cordes vocales ;

– quatre petites glandes, appelées glandes parathyroïdes, grosses comme des lentilles, sont situées contre la thyroïde.

 

Quels sont les facteurs de risque de cancer de la thyroïde ?

Il existe deux principaux facteurs de risque :

• L’exposition aux radiations (en particulier dans l’enfance)

– traitement antérieur par radiothérapie au niveau de la tête, du cou ou du thorax ; ce risque est faible ;

– essais nucléaires : dans les zones du Globe où des essais nucléaires ont été effectués ;

– accident nucléaire : il est pour l’instant impossible d’établir un lien avéré entre Tchernobyl et une augmentation du nombre de cancers de la thyroïde en France.

• La prédisposition génétique

On connaît une mutation génétique qui favorise le développement d’un type de cancer de la thyroïde. Si une personne a un cancer de la thyroïde avec anomalie de ce gène, on peut proposer un test génétique aux parents proches pour savoir s’ils ont, eux aussi, un risque d’avoir un cancer de la thyroïde.

 

    

Comment se manifeste un cancer de la thyroïde ?

Lorsqu’on découvre un nodule (une boule) sur la thyroïde, il faut savoir s’il est bénin (95 % des cas) ou malin (cancéreux).

• Pour cela, le médecin demande :

– une échographie : examen indolore au niveau du cou ;

– une ponction du nodule avec une aiguille fine ; cet examen est indolore et permet de prélever des cellules du nodule pour les analyser ; l’analyse dira s’il existe un risque de cancer ; en cas de risque, même minime, on proposera d’opérer pour retirer le nodule pour analyse : c’est cette dernière qui permettra d’affirmer avec certitude s’il y a un cancer ;

prise de sang : pour dosser la TSH, ce qui renseigne sur le fonctionnement de la thyroïde ;

– éventuellement, une scintigraphie de la thyroïde, voire un scanner du cou.

 

Quel traitement proposer ?

Il y a trois traitements possibles, souvent associés :

- La chirurgie qui consiste à enlever la thyroïde cancéreuse ; sachant qu’on ne peut pas retirer le tissu thyroïdien qui jouxte les artères et les nerfs ;

- L’irathérapie : elle permet de détruire les cellules restantes. Elle consiste à avaler des gélules d’iode radioactif ; comme les cellules thyroïdiennes sont naturellement avides d’iode, elles vont capter cet iode ; et comme l’iode est radioactif, il va émettre des rayons qui détruisent ces cellules de l’intérieur.

- Le traitement hormonal : comme on a retiré la thyroïde, on ne produit plus d’hormones thyroïdiennes, sans lesquelles on ne peut pas vivre. On doit donc prendre des hormones thyroïdiennes à vie. Et se surveiller pour savoir si le dosage :

  •  n’est pas assez puissant : fatigue, gonflements, frilosité, constipation, prise de poids, sensation de faiblesse musculaire, dépression (signes d’hypothyroïdie) ;
  •  est trop puissant : irritabilité, nervosité, palpitations, amaigrissement diarrhée, tremblements, transpiration (signes d’hyperthyroïdie).

 

* Nombre indicatif de naissances dans les 23 maternités du Groupe Ramsay Générale de Santé depuis le 01/01/17.